mardi 17 mai 2011

De la grande visite pour le prochain mois!


Le mois de mai, le soleil, le beau temps, le gazon, les séries (sans le Canadien de Montréal)... que de belles choses pour nous mettre l'été à la bouche. Pour plusieurs sept-iliens, le mois de mai signifie surtout le retour du capelan qu'ils attendent avec impatience.

Je dois avouer que dans mon cas, après 10 ans dans ma ville d'adoption, je n'ai jamais eu l'occasion d'observer le capelan et ses célèbres pirouettes. Et ce n'est pas parce que je n'ai pas essayé. Comme tout le monde, j'ai sillonné durant les nuits du mois de mai, juin et juillet toutes les plages de la Côte-Nord afin d'apercevoir ce petit poisson argent, épuisette à la main mais... niet! J'en viens d'ailleurs à penser que ceci relève peut-être d'une histoire de pêche collective qui sert à séduire de jeunes naïves comme moi :-) C'est ça, c'est une légende urbaine!

Mais il semblerait que je me trompe. Ce n'est pas une légende urbaine. Je viens d'apprendre qu'il existe un Réseau des observateurs du capelan (ROC) de Pêches et Océans Canada. Et ce réseau, il est composé de qui? De vous!!! Il existe depuis 2002, à vue le jour sur la Côte-Nord et couvre maintenant l'ensemble de l'Est du Canada. Depuis sa création, il a permis de recenser plus de 170 sites de fraie actif à travers le Québec. 170 sites que j'aurais intérêt à visiter si je veux un jour admirer le spectacle.

Suite à une recherche sur le web, j'ai pu voir que Pêches et Océans ont maintenant un site qui contient une foule d'informations par rapport au capelan. On vous demande même d'y enregistrer vos propres observations de fraie du capelan: www.qc.dfo-mpo/signaler-report/roc-con/capelan-capelin-fra.asp. Vous pouvez également signaler vos observations en appelant au 1-877-227-6853 ou en écrivant au roc-con@dfo-mpo.gc.ca.

L'information recueillie grâce à vos observations et à ce réseau aide à mieux protéger les frayères du capelan, en particulier pendant la période de reproduction et d'incubation. Des mesures d'atténuation des impacts sur l'habitat peuvent ainsi être recommandées lorsqu'on effectue des travaux à proximité des lieux de reproduction. Et soyez rassurés, les recensements de ces observations ne sont pas utilisées pour réglementer la pêche récréative et commerciale au Québec étant donné que les quantités récoltées sont faibles et que le capelan n'est pas menacé par cette activité.

À force de naviguer sur le site, j'ai dû me rendre à l'évidence, le capelan existe et roule bel et bien sur nos plages. Il fait partie de la vie des sept-iliens depuis bien des années puisqu'un festival lui a même été dédié: Le Frolic du capelan! Festival qui pourrait bien renaître dans le secteur de Gallix, sur le site de l'embouchure de la Rivière Brochu. Et vous savez quoi? Selon les données du Réseau des observateurs du capelan (ROC), ce secteur détient un grand nombre d'observations à chaque année depuis 2003. Devinez où je passerai mes nuits dans les prochains jours?

Publié par Stéphanie Prévost

1 commentaire:

  1. Si tu réussis à en voir, il serait bien d'avoir une photo. Parce que les gens de la grande ville ne croit pas que ça existe et peu de photos sont sur le net.. sauf celle de ton billet!
    Bonne chance dans ton observation!

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